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Princesse De Clèves Rencontre Duc De Nemours Extrait
Extrait de lalbum Suite Sixtine Ariola, 1982. Pourquoi Manon rend-elle visite à Des Grieux? Dans un premier temps, son discours est un aveu. Le choix du discours rapporté indirect permet de mettre en valeur, comme au théâtre, sa gestuelle, son embarras, elle mit sa main devant ses yeux pour cacher quelques larmes, et son ton timide, telles des didascalies au théâtre. Laveu se trouve ainsi dramatisé. Mais il est intéressant dobserver la construction de son premier discours : La reine les interrompit pour faire continuer le bal ; M. De Nemours prit la reine Dauphine. Cette princesse était dune parfaite beauté et avait paru telle aux yeux de M. De Nemours avant quil allât en Flandre ; mais, de tout le soir, il ne put admirer que Mme de Clèves.
Dans votre journal de lecture : lexplication a lieu entre le Prince de Clèves et le Chevalier de Guise au sujet de Mademoiselle de Chartres. Imaginez leur dialogue en quelques lignes. Henri II, son fils 1547-1559, et François II, son petit-fils 1559-1560, avait les mêmes goûts de luxe et de beauté : cest à la cour de ces rois que se passe laventure de la princesse de Clèves. Corrigé du sujet : Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves-Le lendemain quelle fut arrivée P26 Le discours final quelle tient à Nemours, et qui est la clé de tout le roman, montre bien quà ses yeux lobstacle est dans le cœur de lhomme, et non pas dans les événements. M de Clèves mort, Mme de Clèves na plus aucune raison sérieuse de ne pas épouser Nemours, sinon celle-ci : quelle nest pas sure de sa constance. On constate toujours beaucoup de retenue chez les personnages classiques présence de non-dits également. -La rencontre entre Mme de Clèves et M. De Nemours source : Lecture du soir, RTF, 03091956 Lecture par Annie Ducaux
-Les personnages sont des êtres exceptionnels incarnant la perfection cette princesse était dune parfaite beauté, ce prince été fait dune sorte quil est difficile de nêtre pas surpris de le voir, hyperbole et superlatif en témoigne. Lauteur conjugue 2 motifs romanesques : la scène de bal et la scène de rencontre amoureuse. Plus de communication verbale ni écrite. Elle se remet toutefois et, se découvrant toujours éprise de Nemours, mène un rude combat dont elle croit sortir victorieuse en entrant dans un couvent: Les médiations de la reine et du vidame restent vaines. Nemours en personne veut lui rendre visite. point semer en terre ingrate ; cet Orage, je pense que Le regard est le déclencheur du coup de foudre. Cest par le sens de la vue que tout se joue : on reste au niveau de la perception visuelle, pas de paroles échangées. Récurrence obsessionnelle du verbe voir qui exprime le besoin physique de toujours voir lautre-Points dinterrogations : interrogations rhétoriques Ces différences entre les deux œuvres correspondent à une différence dans leurs objets, celui de La Princesse de Montpensier étant le plus confus. Toutes deux peignent lamour comme une passion funeste, mais dans La Princesse de Montpensier, les malheurs quil entraîne ont pour cause profonde la faiblesse des âmes, frivoles ou légères, et la force des circonstances, au milieu desquelles lamour est un sentiment dérisoire et déplacé. Les âmes ne sont pas adéquates à lamour, lamour nest pas adéquat à la vie réelle. Ainsi toute lhistoire est-elle marquée dune absurdité à laquelle nous devons être sensibles, nous modernes, surtout dans quelques scènes où apparaît la bizarrerie du sort, comme la scène du bal où. Trompée par la ressemblance des masques, Mme de Montpensier parle confidentiellement au duc dAnjou en croyant parler au duc de Guise, et la scène déjà évoquée de Champigny, où Chabanes introduit lui-même son heureux rival dans la chambre de sa maîtresse et le sauve ensuite en se faisant passer pour lamant aux yeux du mari ; labsurdité culmine dans la scène qui précède le dénouement : le triste Chabanes est allé à Paris cacher son désespoir et, soupçonné à tort de favoriser les réformés, il est massacré la nuit de la Saint-Barthélemy ; au matin. Montpensier passe par hasard dans la rue où il a été tué et se trouve en face du cadavre ; dabord saisi de surprise, puis ému de douleur par la mort de son ami. Il cède finalement à la joie dêtre ainsi vengé par le sort : mort absurde, puisquelle est lœuvre de fanatiques qui se sont trompés sur le compte de leur victime ; joie absurde, puisque Montpensier nest pas vengé des véritables coupables et quil ignorera toujours quil a été trahi. Ces scènes montrent que le classicisme de La Princesse de Montpensier soppose au baroque en le niant : les éléments baroques sont retournés et vidés de leur sens ; traités avec sécheresse et rapidité, ils ne servent plus quà faire ressortir, par contraste avec létrangeté des situations, la misère de la condition humaine. Ce que nous avons dit du Dom Carlos de Saint-Réal est vrai aussi pour cette nouvelle, mais Saint-Réal rejoint avec la mort de ses héros lexaltation baroque, tandis que Mme de Lafayette accentue de plus en plus son pessimisme jusquau dénouement.